Diégèse  jeudi 10 août 2000


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à venir et déjà passé déjà passé et à venir
Je me suis réveillé avec un fort mal de crâne qui m'a contraint à fermer mes oreilles à toutes les cornes de brume.
J'ai pensé à toi, encore, dans la chambre aux volets tirés, entre deux aboiements du chien de la logeuse, César, un vieux basset que l'on dirait sorti des années 70.
J'ai pensé à toi, me demandant comment tu passais tes journées si loin de moi, me demandant quelle était la nature exacte du lien qui nous unissait. J'ai pensé à toi.
Le soleil rend fou. Je me suis demandé s'il y avait des risques que je présente d'autres symptômes et que je sombre dans le délire. Je me suis amusé de cette brochure ramassée dans une des églises à enclos paroissial et qui raconte les souffrances d'une sainte. Comme une comptine.
Le matin, le soleil avait bruni la peau, le soir brûlée. Les avertissements du journal avaient cependant été formels. Les risques de cancer sont en recrudescence. J'ai décidé de retourner à la plage. L'après-midi a rapporté le soleil à mesure que la marée descendait. Le vent emportait le sable. Le temps n'existait plus, il pouvait s'arrêter là. Ne plus penser qu'il y aurait d'autres jours où il se déchaînerait comme le colimaçon du phare d'Eckhmül. En haut du phare, les bateaux, si indispensables à eux-mêmes, n'existent plus que par leur éparpillement.