Diégèse  mardi 15 août 2000


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changer de vie


à venir et déjà passé déjà passé et à venir
Je savais qu'il allait pleuvoir pendant la fête mariale. L'été s'arrête et je ne savais plus comment m'habiller, je ne savais plus si je pouvais prendre ma bicyclette pour, encore, aller travailler.
Je ne sais plus comment faire pour trouver un intérêt à cette situation instable et quand il ne fait plus chaud, je sais que c'est déjà l'hiver. Je ne suis pas sorti hier soir pour photographier la ville comme je l'avais souhaité, trop fatigué, trop triste, trop seul et incapable de profiter de cette solitude. Alors, après avoir téléphoné, je me suis promené doucement dans Paris, pleine de touristes, et mouillée. Je suis allé dans tous les endroits où tu aurais pu être, si tu étais à Paris. Que ferais-je si tu étais là ? Rien d'autre, sans doute.
Il n'a pas plu sur Paris aujourd'hui, presque pas, quelques gouttes si fines et clairsemées que je ne les ai pas vues.
Quand je suis sorti du bureau, je voulais faire le touriste, celui qui photographie les monuments de Paris. La Tour Eiffel et l'Assemblée nationale, la colonne de la Bastille.
Mais aux Tuileries, il y avait les roues de la fête foraine de l'été, aussi grandes que les roues de l'hiver, plus grandes que les roues de Hama et c'est vers toi qu'elles m'ont ramené, qu'elles m'ont appelé.
J'ai regardé longtemps les roues sur le ciel gris, sans espoir de te revoir, sachant qu'il faudra que je m'en contente.
Au bord du trottoir, il y avait un énorme foret, comme pour aller jusqu'en Chine.