Diégèse  jeudi 17 août 2000


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à venir et déjà passé déjà passé et à venir
La journée s'est passée dans l'attente de ton coup de téléphone. J'ai laissé des messages, de toutes formes mais n'ai reçu aucune réponse de toi et je ne m'y habituerai jamais. 
Mais cela ne fait rien, il reste Paris où je me promène, m'agace, me perd parfois, dans les détours des rues occupées par les piétons désœuvrés.
J'ai déjeuné seul à la terrasse du Beaubourg et j'ai pris plusieurs photos que j'ai ensuite jetées pour que tu ne les voies jamais, c'était une façon secrète de me venger de toi.
Quand tu m'occupes ainsi par ton absence même, il ne me reste qu'à travailler sans cesse et à me dire qu'il serait plus simple de disparaître.
Et toi ?
Je suis allé déjeuner seul dans ce café de la rue Saint Honoré où je peux à la fois être en dehors et dedans, et regarder dehors, et lire aussi le journal que j'aurai apporté. Je reviens par la galerie, m'arrêtant pour la première fois devant les vitrines et les drôles de têtes enfoncées dans des verres simples.
Tu me vois dans ce bureau vide, sans me regarder, tu me demandes quand je pars, quand je sors, quand je pourrai te rejoindre, de l'autre côté du parc. Je déteste ces irruptions dont on se moque longtemps après dans les étages.
Je sais que je n'ai rien d'autre à dire que ton méchant amour qui me manque et qui me manque encore. Et toi, tu fais comme si tout cela était facile.