Diégèse  samedi 19 août 2000


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à venir et déjà passé déjà passé et à venir
Tu me rappelles que nous devons aller à un spectacle de danse prochainement et tu me montres les photos de la danseuse, que tu connais, que tu aimes. Les photos de la robe rouge, bleuie par le tirage papier s'étalent sur la table du café. Je les regarde et je me dis que tout ce que tu me montres m'est bien familier.
Je suis reparti ensuite. Il fallait que je t'appelle. Nous avions rendez-vous à 19 heures au Batofar, pour regarder le ciel du pont, avais-tu dit. On voyait à peine le ciel, comme si toutes les vapeurs d'alcool l'obscurcissaient, l'engloutissaient. Tu as réussi à m'éviter jusqu'à l'heure où je devais repartir.
Que fais-tu dans le ciel sombre du samedi pluvieux ?
Je suis rentré tard et l'orage m'a trempé. J'ai accéléré, mais rien n'a fait et je n'avais pas envie de jouer comme je l'avais fait un soir à attendre sous un auvent de magasin que la pluie cesse. L'eau sur mes yeux me rafraîchissait.
Je suis rentré dans l'appartement rendu à lui-même, les lumières allumées dessinaient des ombres douces, des cercles, j'aurais presque pu être bien. La pluie sur le toit assourdissait mon cœur.
Je me coucherai bientôt, les bras de chaque côté du corps, veillant avec obsession à être le plus symétrique possible, calant avec la précision la plus intime l'allongé de mon corps sous les draps, et finissant par m'échapper dans des rêveries d'eau bleue salée comme des pleurs.