Diégèse  samedi 26 août 2000


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à venir et déjà passédéjà passé et à venir
L'autoroute n'en finissait pas, elle partait vers l'ouest puis descendait et je ne me rappelais aucune de ces courbes, de ces descentes et de ces pentes, de ces aires. Je ne me rappelais que le péage, au design atlantique, qui dit, selon le sens où l'on va, qu'il y a la mer, ou qu'elle n'est plus là. J'allais voir la mer. Une mer sociale ; cachée presque par la conversation, les mots, les rires, les exclamations et les ponctuations.
Je ne sais que te dire de ce voyage long, de la maison simple et cossue, de l'accueil gentiment empressé, des anecdotes, de la vanité, du vin bu, trop vite avec la soif, et le soir, je n'ai toujours pas vu la mer. Que faire pour que je m'y attarde, m'y rende d'abord, et me rappelle le parfum du sable mouillé, imprégné de générations de crèmes solaires.
Je me suis endormi en attendant la voiture qui devait m'emmener à La Rochelle. Je me suis endormi deux fois. Une première fois avant le coup de téléphone qui annonçait l'heure du départ, une seconde fois en attendant le coup de téléphone qui annonçait le départ. Mais le voyage a été rapide et confortable, agrémenté d'une conversation drue et sympathique. 
La maison s'étend le long de la rue principale. Le porche dévoile un jardin double qui devait ménager auparavant un jardin d'agrément et un potager, en friche aujourd'hui, décoré uniquement de ces plantations que l'on fait l'été quand on a une maison à la campagne.
Le chat m'a accueilli avec des miaulements.
Le soir, arrimé au bar le plus branché de la ville, je regarde les couples apprêtés qui viennent s'ennuyer et je ne regrette rien.