Diégèse  mercredi 30 août 2000


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à venir et déjà passédéjà passé et à venir
Ce n'est pas encore le jour des enfants car l'école n'a pas commencé, alors je ne pleure pas quand on m'abandonne à la porte de la vie. Mais je me demande bien ce qui m'empoisonne.
Je vais me taire aujourd'hui, je ne parlerai pas trop et vais me concentrer davantage sur l'action. 
Encore une fois les mots me manquent.
Pour une fois les mots me manquent.
Que penses-tu ? Où es-tu ?
Et si ces mots disparaissent avec moi qui disparais aussi ?
Dans le soir de ce jour, avant de dormir encore, je me demande comment le temps se dit qu'il faut partir.
Aujourd'hui, dans la cour du Palais royal, on tournait un film, les colonnes suffisaient à donner le décor et l'équipe de tournage n'avait ajouté que la pluie, des tuyaux, de grandes douches ou de grands arrosoirs qui imitaient la pluie ou qui faisaient semblant de l'imiter et quand il pleuvait, une musique mièvre se déclenchait. Alors, la magie est venue avec la répétition. Une fois, deux fois, dix fois pendant la réunion, les mêmes arpèges un peu aigus, faciles, mais répétés, ils faisaient arrêter le temps.
Alors je regarde les ors de la salle, je pars ailleurs, je ne sais pas vraiment où, je marche dans les rues de la mémoire à venir. J'imagine d'autres temps, où je voguerais avec les autres mémoires, dans une musique.