Diégèse  jeudi 13 avril 2000



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à venir et déjà passédéjà passé et à venir
C'était le treize aujourd'hui, et je l'ai senti dès le matin, dès la foule de Paris qui se pressait dans la discordance du jour pâle sans soleil. Il fallait que je retourne vers l'Égypte, que je ramasse vers moi des pyramides et du ciel de mer, des coraux et l'odeur des épices dans la sueur des corps, la fumée de l'essence à l'odeur âcre oubliée ici, que je me rappelle les corps qui se pressent sans encombres, sans s'oublier ni se désirer bêtement. Il a fallu que je convoque toute l'Égypte et les pyramides aussi pour oublier la vie de Paris et je ne sais pas quoi.
Tu sais que j'attends ta visite et que j'attends de toi une surprise que tu ne me donneras pas.
La journée s'est passée, tout le jour entre la pluie et le soleil, à cligner des yeux si je tente de regarder par la fenêtre, à regarder à travers le store vénitien rustique.
La rue vieillotte derrière les vitres se pâme sous le soleil et s'attriste vite ensuite.
J'ai pensé à l'Égypte et c'est la corniche d'Alexandrie qui est revenue, l'air frais de septembre et ce mitant de la méditerranée, l'impression de soleil et de légèreté qui contrastait avec le Caire la lourde et l'odorante.
Je suis revenu tard ce soir après un dîner d'aubergines et de hommos, servi avec tact sur une conversation acclimatée.
Je dois me coucher tôt et de bonne heure...