Diégèse  lundi 17 avril 2000



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L'atelier du texte demain





à venir et déjà passédéjà passé et à venir
J'ai commencé à publier le vieux conte écrit il y a si longtemps aujourd'hui. Je sais déjà que cette publication prendra du temps et qu'elle ne sera pas régulière et que tu ne l'aimeras pas. Mais qui sait ? C'est une histoire qui n'est pas sans importance, qui renvoie à l'enfance ou à l'enthousiasme, qui rappelle cette jeunesse qui part. J'ai trouvé des illustrations d'une peintre célèbre, je ne lui ai pas encore demandé l'autorisation, et si elle me la refuse, je retirerai les illustrations. Bien sûr. Toute la journée, j'ai pensé à cette histoire. J'en oublie l'Orient et les rumeurs aleppines, et les ruelles, et le labyrinthe dans lequel tu as mis cette ville que j'ai aimée.
Tu sais que je me souviens de ton nom, parfois et des chansons qui t'évoquaient. À travers la vitre de la voiture qui me ramène à l'aéroport, je pourrais voir mes larmes.
Nous avons pris la voiture, ce lundi qui prépare Pâques. Je voulais te montrer le lieu exact où j'ai compris que j'allais mourir, celui là du silence trouvé, le silence abouti, là où j'ai perdu l'éternité de toi. Je voulais te montrer cet endroit exact. J'ai pris une photographie. Dans le dos, il y a cette maison que nous aurions pu habiter, qui était déjà détruite lorsque nous l'avons vue. Cette histoire est dans ce lieu, inhabité et sans histoire, qui se dérobe avant d'être pris.
Nous sommes rentrés sur les routes en lacets de la montagne syrienne, sans croire encore que nous pourrions nous parler davantage. Je prends l'avion demain sur l'aéroport sans distances, avec toi ou sans toi, sans nous dans tous les cas. Ce voyage syrien n'a rien arrangé, rien dérangé non plus, rien que les souvenirs sans arrêt. Je n'ai même pas trouvé de textes nouveaux de Mathieu.