Diégèse  samedi 22 avril 2000



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à venir et déjà passédéjà passé et à venir
Je me suis réveillé le sexe tendu vers un acte qui n'avait pas de chance d'advenir. Tu passes ta vie loin de moi et je n'ai même plus les corps expédients qui me faisaient t'oublier parfois
L'irruption du corps.
Tu te souviens lorsque nous nous sommes embrassés et que tu disais que tu n'avais pas de désir. Tu te souviens de ta bouche prise par ma bouche et qui s'abandonnait alors que ton corps était toujours dans la feinte ? Je ne sais pas ce que j'ai fait. Il fallait que je m'achète un costume, que je dépense de l'argent démodé pour des vêtements à jeter vite, à froisser sur la bicyclette des jours finis.
C'est samedi de Pâques. Jour nul, m'as-tu dit. Il ne se passe rien le samedi de Pâques.
J'ai publié le deuxième chapitre du conte et je lui ai donné des teintes pastel. Puis j'ai publié le troisième chapitre car j'avais envie de connaître la suite. Il a plu toute la journée. Je suis allé à la piscine, certainement pour redoubler l'eau sur ma peau, pour goûter le plaisir de la javel, l'odeur d'urine des douches, soudain remplacée par le savon. C'est toujours avec angoisse que je vais nager et je ne m'en irai pas déceler les sources de ce petit traumatisme.
Je n'ai mangé que de la pizza, remettant à plus tard le texte que je dois absolument écrire, les textes que je dois absolument écrire. C'est une journée blanche, comme le sont les jours où je ne vais pas au bureau depuis que je ne te vois plus, depuis que ta peau ne se mêle plus à mes caresses douces. Le film que j'ai vu m'a donné mal au ventre. J'ai pensé à nous.