Diégèse  mardi 25 avril 2000



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L'atelier du texte demain





à venir et déjà passédéjà passé et à venir
Du petit déjeuner au dîner le travail et la tension du travail. Tu m'as appelé trois fois pour m'annoncer ton retour de Barcelone et me dire que tu avais changé, que l'amour pouvait te rencontrer à nouveau. J'ai pensé que c'était le printemps et que tu n'en savais rien. J'ai oublié tes mots.
J'ai déjeuné avec X., toujours dans la promptitude du projet inachevé. X. voulait construire un chapiteau au dessus de la pyramide du Louvre, surpasser les enveloppements de ponts des années 80. J'ai pensé que sa tente aurait l'air d'une capote idiote.
Le soir, I. me dit qu'elle va partir, emmener son fils, vivre ailleurs. Je sais qu'elle aura besoin d'aide.
C'est une semaine tronquée qui s'annonce. Elle va aller vite et s'accélérer.
Je regardais cette femme, au petit déjeuner, sans café, dont le visage entier disait la détermination et l'exercice d'une forme de pouvoir que je ne pouvais définir. J'avais du mal à parler, dans l'aphasie du début de semaine. J'avais du mal à prendre des notes. La douceur de l'air rend triste de s'enfermer.
J'ai déjeuné avec X., qui voulait cette fois construire à Bercy un palais consacré au cinéma et qui se demandait si cela pouvait avoir un sens, ou non. Je l'y ai encouragé. J'ai pensé à la première fois où l'architecte Pei a montré ses plans de pyramides au Louvre et j'ai essayé de sentir le mouvement d'esprit qui a fait dire au Président qu'il fallait le faire.
C'est une semaine tronquée qui s'annonce. Elle va aller vite et s'accélérer. Je me demande bien où cette accélération mène, conduit, détruit.