Diégèse  jeudi 27 avril 2000



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à venir et déjà passédéjà passé et à venir
Il a fallu que je parte pour Toulouse, et j'y passerai le week-end. Je suis content. Il fera sans doute beau et je vais louer une voiture pour retourner visiter les châteaux cathares et, entre Peyrepertuse et Queribus, tenter de retrouver les traces de Mathieu. Je t'emmène avec moi. Tu as enfin accepté ce voyage et tu m'as promis que nous essaierions de dormir ensemble et que sans doute, nous tenterions le sexe. Ce sera sans doute à la mode cathare. Je t'expliquerai. Je vais prendre l'avion tard cette nuit et tu dormiras sur mon épaule, n'est-ce pas, ce sera le premier cadeau de ce voyage, ce journey.
J'ai passé cette journée dans l'attente de te voir. Toulouse avec toi, je n'en demandais pas tant.
Tu crois encore à mon amour ?
Je ne suis pas parti pour Toulouse. Il a fallu que je reste pour le salon de la musique, demain, qui s'ouvre et qu'il faut que je visite. Que fais-tu de ces journées sans jour
J'ai déjeuné avec un de tes clones, et j'ai reconnu dans ses yeux ta blondeur dévoyée. Malvenu de se plaindre à un clone. On apprendra bientôt que le clonage ne provoque pas le vieillissement prématuré. Comment reconnaître donc l'original ? Ce plissement des yeux, la bouche qui pend un peu à mesure des jours, la lippe qui s'étale, qui se mouille comme les lèvres des vieilles gens quand le tabac n'était pas encore interdit, une chique déjà, malaisée et sale.
Je voulais aller à Toulouse, revoir les rives de la Garonne, seul endroit où mourir.