Diégèse  samedi 29 avril 2000



ce travail est commencé depuis 120 jours et son auteur est en vie depuis 14573 jours (13 x 19 x 59 jours) 2000




hier
 
L'atelier du texte demain





à venir et déjà passédéjà passé et à venir
Je ne savais que faire de ce soleil aujourd'hui et j'avais trop envie de dormir. Je suis allé courir et je n'ai pas couru. Je suis allé chercher des vêtements que j'avais commandés et j'y suis allé.
J'ai reçu une carte postale. Tiens. J'ai bien fait de ne pas aller à Toulouse, imagine que nous nous soyons croisés à Peyrepertuse... 
Qui aurait jeté l'autre des remparts cathares ?
La fin de journée a été douce. Je suis allé dans cette librairie de l'Harmattan avec J. voir le directeur de collection. Elle voulait lui donner une photo de lui, jeune, qu'elle avait retrouvée dans des albums plus anciens. C'est très impudique de regarder quelqu'un qui se revoit jeune, et le plissement des yeux, et le dégoût parfois.
Je suis allé à la piscine, couverte, avant de prendre le train pour rejoindre Js. Le voyage vers la Chartreuse est sans intérêt et je ne sais même pas quand nous avons enfin traversé le Rhône. Je n'aurais pas dû venir. Je suis resté dans cette chambre d'hôtel, moi qui hais les hôtels, à attendre, tous téléphones prêts, un appel qui n'est jamais venu. Dans l'attente, j'ai publié le quatrième et le cinquième chapitre du conte.
Tu te rappelles Queribus et les croisées de pierre, tu me demandais de te regarder monter et descendre les escaliers étroits, tu te mettais dans la lumière et jouais à devenir le dernier secret des Cathares. Je te disais que tu étais comme le mur de Montsègur.
Tu ne m'as jamais demandé ce que j'ai ressenti ce soir là, quand tu as découvert ton corps.