Diégèse  mardi 8 février 2000



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à venir et déjà passédéjà passé et à venir
C'était dimanche je crois, j'ai vu ta silhouette derrière les rideaux de cretonne bonne femme de tes fenêtres.
Je suis passé de nouveau ce soir. Les volets étaient fermés. Tant mieux. Tu devrais toujours fermer tes volets.
J'ai déjeuné à l'Assemblée, sur le toit de Paris, où l'on voit des journalistes et des députés se servir du vin rouge et remuer le monde des fausses confidences.
Je deviens chaque jour plus révolutionnaire, plus loin de ce qui est assis sur des privilèges sans sens. C'est aussi ton amour qui me rend droit. L'amour que j'ai pour toi. Car ton manque d'amour me courbe et me fléchit, lui, sans cesse et sans espoir.
Pour s'endormir, une histoire. C'est bien nécessaire quand la codéine rend le lit doux et donne aux draps de l'enfance et de la chasteté.
Tu me dis que parfois, j'appelle Duras à la rescousse de l'écriture. Je ne sais pas. Mais elle me manque toujours. Je ne la vois jamais en photo sans émotion. C'est comme si je l'avais connue.
Tu me dis que tu me lis et je ne le savais pas.
J'ai pensé à toi aujourd'hui avec cette envie de pleurer qui prend à la lueur du temps passé, qui laisse croire toujours que le temps passé était plus intenseLe souvenir gomme les instants creux et vides, les pas perdus.