Diégèse  jeudi 10 février 2000



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L'atelier du texte demain





à venir et déjà passédéjà passé et à venir
J'ai parlé aujourd'hui d'écriture, au déjeuner, avec un éditeur électronique, qui n'a pas semblé intéressé par ce que je lui disais. Il a feint un moment de comprendre, et puis, la lumière dans ses yeux, l'étoile d'attention s'en est allée et j'ai changé de sujet.
Je crois que ce qui a gâché le beau sujet d'écriture, c'est toi. C'est l'infinie paresse que suscite l'idée même d'un texte continu, qui jour après jour, toile de Pénélope, célèbre un amour perdu, sans autre construction, à part quelques artifices formels, que le temps qui passe et qui fait que l'on avance, que le texte ne revient pas en arrière, que cela ne lui est pas permis.
Je n'ai pas encore trouvé le texte d'Ulysse. Je ne l'ai pas cherché.
Le rhume ne semble pas vouloir se guérir seul et il faudra sans doute que je prenne des médicaments que m'aura donnés un médecin. Mais quand ?
Je t'ai vu ce matin, avec ces rides et ces marques, l'alcool rougissant ta peau et marquant tes yeux de noir et de jaune. Tu as gardé ta vivacité mais je n'ai pas reconnu qui tu étais. La reconnaissance n'était qu'intellectuelle mais mon corps ne disait rien, ne se rappelait rien et ne comprenait rien.
Puis après, j'ai oublié. J'ai reçu un message qui disait ta joie de m'avoir rencontré. Je n'ai pas répondu. Incapable, cette fois de mentir encore. Je n'étais pas content mais abasourdi du temps qui avait passé, et combien c'était prévisible.
Ce n'est pas toi.