Diégèse  dimanche 13 février 2000



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à venir et déjà passédéjà passé et à venir
Ça a marché. À ton silence sur ton voyage italien, j'ai opposé toutes les fonctions détaillées de ma cafetière électrique, jusqu'à l'absence de déclic du programmateur et l'ingéniosité du système anti gouttes. Tu n'as pas osé faire d'interprétation. J'ai bu du café toute la journée et je suis énervé. Cafetière truchement ! Tu ne m'as rien raconté et j'ignore encore tout de l'Italie. Tu m'as proposé de passer rue des Écoles, chez l'Harmattan. Tu étais persuadé qu'il y avait une signature. Mais c'était hier. Je n'avais aucune envie de t'attendre longtemps devant la boutique fermée. Je ne joue plus à cela.
Soudain, je me souviens qu'un jour, tu m'as brûlé avec une cigarette.
Je crois que je vais mieux, bien mieux et je suis ravi de partir à Cannes. Je pense qu'il va faire beau. Je ne sais pas dans quel hôtel je serai logé. Je n'attends rien de ce séjour que de travailler ailleurs, que de sentir un air humide de bord de mer, quand je sortirai de l'air traité du Palais, de voir, un peu plus loin, des bateaux et des villas, des restes de nature de Méditerranée spoliée. Je me dirai que tout cela est de mauvais goût, que "plouc" est le mot le plus adapté, et je m'en moquerai. Je vais jouer, dans ma tête, avec quelques lambris qui doivent rester ça et là, une enfilade, une perspective, une couleur blanche sur le mur, à Scott qui ne rencontre pas Zelda, qui la manque, qui la laisse passer et comme lui, je sourirai, calme.