Diégèse  lundi 14 février 2000



ce travail est commencé depuis 45 jours et son auteur est en vie depuis 14498 jours (2 x 11 x 659 jours) 2000

ce qui représente 0,3104% de la vie de l'auteur

hier
 
L'atelier du texte demain





à venir et déjà passédéjà passé et à venir
J'aime beaucoup prendre l'avion, même quand, comme aujourd'hui, les passagers sont entassés et mettent le coin de leurs journaux sérieux dans les yeux de leur voisin. Et puis c'est Nice, les coursives avec les fleurs, un fantasme de vacances, le mauvais goût qui commence. L'air est doux, on traîne les valises. Tout le monde peut observer que l'on n'est pas une star.
Je suis arrivé à l'hôtel M. qui ne pouvait que tenir ses promesses. La chambre, mal foutue, qui a vu passer des générations de starlettes, qui voulaient faire croire que, et ce n'était jamais vrai. La vue sur la ville, signe de mépris, comme si l'on voulait faire comme si, et que ce n'était pas vraiment ça. Tant pis. C'est bien.
La fin de journée sur la Croisette, quand la voiture nous a déposés à l'hôtel M. était un chromo, avec un coucher de soleil de Méditerranée qui rappelait l'Orient quand l'Orient se plaît à copier les orientalistes.
Mais je ne l'ai pas regardé longtemps, presque pas vu, tout sentiment oblitéré par un désir inachevé, non précisé et qui pouvait se porter n'importe où, sur n'importe qui.
La chambre est confortable, bien que ce ne soit pas la plus prestigieuse de l'hôtel. Je ne sais pas comment les décorateurs font pour que les parties communes soient si peu intéressantes, si vomies. Un portrait de Zelda, sur le mur, fume. Signe d'écriture. Cinq nuits.