Diégèse  vendredi 18 février 2000



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à venir et déjà passédéjà passé et à venir
Heureusement, le séjour cannois s'est terminé. Il y a encore eu cette journée en demi, où l'on est ainsi le matin, installé dans une chambre luxueuse mais anodine, et puis après quelques heures, quelques efforts de bagages transportés, de salutations, d'attentes patientes avec des gens patients, il y a le métro, l'odeur de Paris, de l'appartement laissé et le temps des choses qui reprend là où il s'est arrêté. La tasse de café sale est restée sur la table du salon.
Je ne sais que te dire. Tu m'as dit que tu m'appellerais la semaine prochaine. Dans le sommeil du matin, vaincu par le soleil qui se levait, les décharges d'adrénaline, angoissées, se succédaient rapidement. Je vais devoir cacher ce trouble. Tu as cité plusieurs fois le mot "cruel".
Malheureusement, le séjour cannois s'est terminé. Parfois, quand je penche un peu la tête, je peux retrouver l'odeur de notre conversation et la douceur de ta tempe.
J'ai cherché sur les réseaux les traces de la nuit et je ne sais qu'une école, une adresse ancienne, presque rien. À mon impatience, tu donnes la patience et je pleure, presque, le visage se tend et chaque miroir est le prétexte aux constatations. Des chansons de trop tard viennent dans ma tête et toutes les ressources de la variété française et internationale affluent pour ne pas m'aider.
Sur le journal, dans l'avion, le titre d'un roman récemment publié : "C'est toujours le corps qui comprend le premier."