Diégèse  lundi 21 février 2000



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à venir et déjà passédéjà passé et à venir
Je dois m'habituer. Tu dis que tu me téléphones et tu me téléphones. Je t'envoie des messages et tu y réponds. Tu me donnes rendez-vous et tu viens. Je ne sais trop à quoi je tiens cette transformation radicale. Nous reprenons notre conversation sans fin sur l'amour et la vie et la mort. Je sais que tu veux m'indiquer un passage, une possibilité et je sais de nouveau que je vais te décevoir et que j'en pleurerai.
Je suis frappé de ma faiblesse.
Les journées se font plus longues déjà et l'air est plus léger bien qu'empoissé par la ville. Crois-tu que le printemps sera amoureux ? Et que faudra-t-il encore inventer ?
Ton retour a ouvert de nouveau les blessures anciennes. J'ai été imprudent de vouloir les éprouver encore. J'aurais dû le comprendre plus vite. On sait mettre maintenant sur les sexes des préservatifs pour se "protéger". On ne sait rien faire contre les amours perdues qui renaissent du temps qui passent. On est plus vieux, encore plein de doutes et d'incertitudes et la tristesse vous prend, s'insinue dans la voix que l'on laisse sur les répondeurs téléphoniques et qui implorent les messages. J'imagine ce que Barthes aurait dit des répondeurs téléphoniques et des messageries électroniques qui, sans aucune des précautions souhaitées, vous assènent que vous n'avez pas de message.