Diégèse  mardi 22 février 2000



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L'atelier du texte demain





à venir et déjà passédéjà passé et à venir
Je suis toujours surpris quand je constate que les rendez-vous de travail peuvent, lorsqu'ils sont pris avec des hommes et des femmes de passion et de conviction, oblitérer, entièrement ou presque, les passades amoureuses, les émois et redonner parfois ce sentiment d'éternité qui caractérise l'illusion, le "waham" arabe que tu aimais, l'illusion de réalité, du réel. Mais le rendez-vous pris, très vite, j'oublie de quoi il s'agit de quoi ça parle. Je ne me rappelle qu'une façon de cligner les yeux, un geste, dans les meilleurs des cas, une phrase dite avec sincérité, qui émerge de la gangue des mots de circonstance. De là, je construis le commentaire, et j'en vis. Mais je t'oublie.
Heureusement. Comment brûler toujours ?
J'ai envie de voir V. J'ai retrouvé le texte d'Ulysse.
Faudrait-il d'autres espaces à ce texte pour écrire de longues nuits, tendues et douces, où les rêves s'enchevêtrent et où, une fois la lumière éteinte, les étoiles s'éteignent doucement. Je n'ai pas assez de place pour écrire cela ici, mais le jour a porté tout le jour l'endormissement ébahi de la nuit, et la nuit vient de nouveau en espérant la nuit. Et mes mains se souviennent de la douceur et quand je ferme les yeux ton parfum revient, m'enserre et puis s'estompe et quand j'ouvre les yeux c'est le rêche tendre de ta voix qui dit mon nom et qui espère la vie. Je ne sais pas comment s'est passé le jour, je me moque de ce jour. Je ne sais rien et je suis calme et je voudrais encore que mon cœur batte fort, qu'il empêche mon sommeil et que le sommeil vienne.