Diégèse  mercredi 23 février 2000



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à venir et déjà passédéjà passé et à venir
Il y a le printemps dans Paris, même s'il a plu toute la journée. Tu m'attendais au sortir du portique du Palais. Comment avais-tu su que j'étais là ? Nous sommes allés déjeuner au musée et nous avons bu du Vouvray. Tu m'as dit que c'était ton anniversaire mais je ne sais pas si c'était vrai ou si tu voulais seulement que je t'embrasse. Je l'ai fait et nos voisins de table se sont amusés de ton manège. Je ne suis pas retourné travailler, prétextant un mal de crâne tenace, des sensations d'évanouissement. La journée n'en a rien su, elle n'en a rien vu, nous non plus. Cela ressemblait à un film français, tourné avant ta naissance, que tu regardes parfois, avant de dormir. Je t'aime. Je ne sais pas si tu m'aimes aussi et de nouveau, mais tu fais semblant et cela suffit. Qu'en dit D. ? C'est presque le printemps dans Paris et il n'a presque pas plu, quelques gouttes qui rappellent que c'est l'hiver et qu'il ne faut rien croire du soleil jeune, encore pauvre de rayons même s'il paraît ardent. 
À la réunion hebdomadaire, ce matin, il y avait J., de retour après plusieurs mois d'absence. J'étais heureux de la revoir. C'était son anniversaire et je l'ai invitée au musée. Au champagne, un peu saouls, nous nous sommes embrassés, gentiment, chastement, sous le regard amusé de nos voisins de table. Je suis rentré tard ce soir, après une journée de travail toute en inanité. J'ai perdu le fil de ce que je dois faire. J'ai perdu le fil de ce que les autres pensent que je fais.
Avant de dormir, ce soir, je ne t'aime pas et je ne sais même pas qui tu es.