Diégèse  jeudi 24 février 2000



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à venir et déjà passédéjà passé et à venir
Je ne sais pas si je vais pouvoir continuer de raconter ici les journées que je vis désormais. L'embellie est terminée et encore une fois, tu n'as pas tenu tes promesses. Tu me laisses exsangue et tous mes rêves brisés et tu m'as pris mes mots. Je vais continuer d'arpenter l'histoire de Mathieu et de François et j'irai voir V. pour qu'elle me dise enfin les détails de ce qu'elle a vécu entre eux deux. Je la sais avoir été la maîtresse de François, un soir, au moins. Je les ai vu s'embrasser sur la terrasse de la maison. Je crois savoir qu'elle rejoignait parfois Mathieu dans des endroits imprévus et qu'elle ne le disait pas, ni ne l'avouait même quand son mari essayait de la contraindre. Tout devait se dénouer à Istanbul cette fin de semaine. Je n'irai pas. Je crois qu'il sera difficile de remonter le cours des histoires de fausses amours entre Mathieu, V. (ou D.?) et François. Le message que j'ai reçu était presque menaçant, comme si Mathieu vivait encore et ne voulait pas que l'on retrouve ses traces. Je n'oublierai pas ce que François m'a raconté lorsque je suis allé le chercher à l'aéroport après son rapatriement de Syrie. Pendant son interrogatoire, bref et courtois, on lui a bien montré les vêtements de Mathieu, des vêtements qui ressemblaient à ceux de Mathieu, retrouvés dans la montagne, sur une crête douce, au pied d'un arbre vieux. J'ai demandé à François s'il avait décelé une odeur... Il n'avait pas osé faire croire à une intimité qu'il jugeait coupable en reniflant les vêtements qu'on lui présentait. C'était sans doute une erreur.