Diégèse  dimanche 27 février 2000



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à venir et déjà passédéjà passé et à venir
Je n'arrive pas à me coucher tôt et l'heure tardive d'hier m'a laissé un mal de crâne. J'en avais oublié la gêne. Il m'a rendu invalide toute la matinée ou presque.
J'ai tenté de le passer par la course et je n'y suis pas parvenu.
L'après-midi de travail a été éprouvante. Je n'arrive plus vraiment à m'intéresser à ce faux projet. J'ai attendu ton message qui n'est pas venu. Tu as oublié encore que tu ne gagnais rien à ma souffrance et que je n'y prenais que des mots.
Je vais m'endormir en pensant à tes lèvres et à ta voix, quand elle ne blesse pas, quand elle ne repousse pas, quand tu es loin et que tes mots renversent.
Le mal de crâne du matin ne s'est dissipé que le soir. Le message que j'attendais de toi l'a renforcé toute la matinée et quand j'ai entendu ta voix, je ne savais qu'en dire.
La journée s'est passée dans le travail, sur un ordinateur vite défait par mes maladresses et ma nervosité. Le soleil a brillé sur la ville et des milliers de couples à roulettes s'en sont allés dans les rues, mêlant leur sueur dominicale à la poussière polluée de la ville. Le mâle devant, la femelle derrière, en grappes parfois, les mêmes que sur les pistes de ski, les mêmes que dans les voyages organisés pas organisés pour trentenaires actifs. Je me suis réfugié dans un restaurant rapide, de ceux dont les lumières trop fortes rappellent la misère de la solitude.