Diégèse  lundi 28 février 2000



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à venir et déjà passédéjà passé et à venir
Tard, tard, tard, je suis en retard, pressé toute la journée, poussé vers le soir qui arrive trop vite, sans que j'ai vraiment eu le temps d'y penser.
Le sommeil qui n'est pas venu, la soif qui m'a réveillé ont inscrit la fatigue sur mon visage déjà marqué par ton attente, forcené de ton amour.
Le ciel bleu a cédé au plafond laiteux des jours de semaine. Même le temps est contre toi. Je ne sais qu'en dire et qu'en faire.
Je n'ai pas de nouvelles de J. et si l'enquête a été fructueuse ou non.
J'ai presque terminé de rassembler les premiers feuillets du roman. Je les publierai bientôt.
J'aime aller à l'Assemblée, c'est un paquebot, le bois y est ciré, les couloirs propres et glissants. On y croise des gens désœuvrés et des gens pressés. On pourrait y nouer des idylles.
Je suis allé ensuite rue des Saints-Pères et la séance s'est déroulée comme il se doit, dans l'apathie large d'étudiants qui n'en peuvent mais.
Et puis, il y a eu ton message, tu étais rentré à Paris, il fallait que tu me voies, tout de suite. Tu aimes les caprices. Ils te rassurent, ils te bercent. J'ai refusé d'aller à la gare et je ne jouerai pas à celui qui accepte tout, qui traverse Paris pour regarder tes fenêtres avant de repartir penché, le cœur spongieux
J'ai trouvé une incise écrite de la main de Mathieu.