Diégèse  mardi 11 janvier 2000



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à venir et déjà passédéjà passé et à venir
Il doit y avoir un plaisir particulier à avoir les cheveux courts, et cela doit déclencher une hormone et une odeur. Je dois toujours me damner pour une nuque.
J'ai battu le pavé quelques temps espérant, caché, que F sortirait de l'immeuble et n'ai réussi qu'à me ridiculiser quand la concierge m'a reconnu. J'étais dans un mauvais film français. F m'aurait reconnu.
Je suis rentré tard et dans un froid de grippe pensant aux forêts déchiquetées qui sont la proie de toutes les convoitises. Je voudrais me promener dans ce paysage dévasté comme j'emprunte tous les jours les chemins boueux de ma passion démente.
Quand pourrai-je voir F ?
Me souvenir qu'il y avait une lumière blanche sur la Seine et que ce soir et cette nuit des flocons de neige vacillaient.
J'ai traversé plusieurs fois la ville aujourd'hui, à bicyclette et ce sont les ponts que j'ai salués. Le froid engourdit le regard des autres et avive la vitesse. Je pédale en serrant les muscles abdominaux et j'ai l'impression de rejeter les microbes et les virus qui sortent de toutes les bouches des égouts. Plus il fait froid, plus la ville m'appartient. Je suis rentré tard, écouteurs rythmés sur les oreilles, ne me lassant pas de cette journée sans désir mais de petit nomadisme cycliste. Et j'aurais pu mourir.