Diégèse  vendredi 14 janvier 2000



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à venir et déjà passédéjà passé et à venir
Ma chasse dans les étages de l'immeuble a eu un premier résultat. Au deuxième étage, rien, des appareils, des fils, des informaticiens informatiques. Au troisième, sous les toits, dans un bureau anodin, soudain.
Je ne sais que faire. Je n'ai préparé aucun alibi à cette visite incongrue dans les étages. "Je voulais faire connaissance" et c'est un sourire, le même sourire que le sourire de l'escalier, qui m'accueille et le même corps que l'on peut deviner. Et c'est un même sourire que je fais, que je donne, et je pars.
Le soir, quand la silhouette se profile dans la porte de mon bureau, je sais que le travail dans ce bureau-là va changer de rythme.
Rien de tout cela n'est vrai.
On dirait des brèves pornographiques.
J'ai reçu le premier message de ces textes qui sont laissés là sur la grande Toile. Ce n'est pas F. qui m' a écrit mais qui a donc pu dévoiler cette disparition dans l'eau de la rivière ? Tout cela est donc si banal ?
F, au bord de l'eau, a disparu puis a avoué : "tu me détestais tant que j'ai pensé que tu voulais que je meure." C'était une pose, avant la fuite plus longue.
Toute cette journée a passé sans que je puisse aller enquêter dans les étages de cet immeuble de bureau. Le téléphone m'a tenu compagnie.
Je suis allé au Webbar écouter quelques mix hyperdéliques dans la fumée épaisse de tabac de l'endroit. J'en suis enroué maintenant. Aucun regard n'a croisé le mien et je suis rentré essoufflé, seul.
Je n'ai aucun alibi à cette visite dans les étages. C'est une visite sans histoire.