Diégèse  samedi 22 janvier 2000



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à venir et déjà passédéjà passé et à venir
La journée pluvieuse s'est déroulée dans le cyberespace encombré. J'ai attendu des documents qui ne s'affichaient pas. J'avais envie de sortir, de mettre mon visage sous l'eau acide de la pluie urbaine. Je suis allé au débat sur les méfaits d'une application bourgeoise de la propriété intellectuelle. Il y avait P. Le pouvoir lui va bien, il ressemble à la photo publiée dans "le Parisien". Il ne m'a pas vu, ou ne m'a pas salué. Je n'aurais pas dû y aller. Depuis que le temps de la disgrâce a sonné, je ne devrais plus sortir et exhiber mes ignorances et mes déboires.
Que faire ? F. va bientôt arriver à Paris. Dois-je quitter la ville ? Dois-je l'attendre ? Je n'ai plus de message.
J'ai envie de l'attendre.
J'ai encore passé un long moment sous tes fenêtres à guetter une ombre qui faisait défaut. J'ai marché ensuite dans les rues froides jusque chez moi et lorsque je suis arrivé mon corps entier n'était plus que courbatures. C'était pourtant ton corps qui pouvait me réchauffer de sa seule présence à mon corps ébloui.
Je ne suis sorti que tard. Le sommeil m'avait retardé. J'ai travaillé un peu dans le cyberespace encombré en attendant que tu téléphones. Mais tu ne l'as pas fait.
Assez tard, I. et L. sont venus faire un peu de conversation. Je les ai accueillis dans la fraîcheur de leur amour nouveau et je les ai aimés. 
L. n'accepte pas mon admiration pour son intelligence aiguë. Mais il le sait.