Diégèse  dimanche 23 janvier 2000



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à venir et déjà passédéjà passé et à venir
Je t'ai apporté les roues en feu de tes rêves. Tu les auras en cadeau, plus tard, un autre jour.
J'ai nagé près de deux kilomètres dans la piscine proche du périphérique et mon corps sent encore l'eau de javel. L'odeur n'est pas désagréable et même érotique.
J'ai travaillé encore. Je suis allé prendre le café chez les parents de G. Réunion familiale et amicale où je me suis senti loin de toute famille et de tout ami.
Ce soir, j'ai dîné officiel et guindé dans un restaurant bruyant et enfumé. La nourriture était grasse et pompeuse et je ne l'ai pas aimée.
C'est un dimanche perdu en dehors même du temps qui passe, mais ce soir, je m'en moque.
J'aurais dû aller à la piscine, embaumer mon corps de chlore de synthèse, mais il était trop tard et il a grêlé trop fort pour que je puisse sortir et aller jusqu'au périphérique. 
Après avoir pris un café gracile et une tartine avec I. et L., j'ai dormi et ne me suis réveillé que pour aller dîner dans un restaurant chic et ancien, de tradition, disent-ils, où la nourriture était fine et de bon aloi.
C'était agréable et tranquille.
J'en ai oublié mes amours et ce qui les tend.
En me rasant avant de sortir, je n'ai pas pu éviter les rides qui se creusent autour de mon visage.
Aucune crème n'y fait plus rien. Mais ce soir, je m'en moque.