Diégèse  vendredi 28 janvier 2000



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à venir et déjà passédéjà passé et à venir
La semaine est terminée. Non sans mal et sans déboires, sans croisement de rendez-vous et de rencontres qui ne se font pas, qui ne se voient pas.
J'ai envie de dormir ce soir et de ne pas rejoindre G. dans le douillet de sa chambre. Je n'ai pas envie de parler ni de pleurer.
J'ai reçu un message de F. C'est bien ce que je pensais. À Marseille, sur cette terrasse, les écrans sans fin ont animé ses émotions mais je n'étais pas là. Un visage imprimé a retenu son attention. Ce pourrait être un enfant. Une fille, un garçon, je ne le sais pas et personne ne le dira. 
Je ne répondrai pas à ce message.
G. a mis sa main sous mon pullover et je me suis senti vieux, je me suis senti mou et flasque et la lumière arasante a dévoilé ses rides naissantes. C'était dérisoire et je suis parti.
On a bu du Bordeaux comme on joue aux cartes, quatre autour d'une table, mais sans jeu. La conversation est morte après une heure ou plus de propos échangés
C'est Fairouz qui m'a accompagné aujourd'hui. La chanson "Kifak anta", qui raconte le retour de l'ancien amour m'a parlé de toi, chuchotis amourachés et désabusés. Je devrais dormir plus tôt. Je ne devrais plus lire le carnet noir.