Diégèse  samedi 29 janvier 2000



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à venir et déjà passédéjà passé et à venir
J'ai travaillé encore toute la journée. L'après-midi, je suis allé dans le bureau vide de l'immeuble vide. Le gardien m'avait donné le code de l'alarme. Je l'ai oublié. Les sirènes ont retenti, des vigiles sont arrivés, suivis de la police. Je n'avais pas de papiers d'identité. Il a fallu appeler le secrétaire général. J'ai passé une partie de la soirée à attendre au poste de police. Je suis épuisé. 
Je suis ensuite, en retard, allé chez I., dîner. Les plats étaient froids, tout le monde s'était inquiété.
Pourquoi faut-il que certains jours soient comme ça. Sans couleur malgré l'exceptionnel. Je n'ai rien fait de cette attente au poste de police. Je n'ai rien fait.
J'ai presque travaillé toute la journée et quand je ne travaillais pas, j'étais dans le vent de Paris, sous une bruine légère, la musique dans les oreilles.
Je suis passé par hasard devant une boutique d'objets celtes, bagues, colliers, bracelets divers, surfant sur le renouveau de cette mode hippie. Il y avait une bague dans la vitrine et je suis certain que c'était la bague de F. Dans quelles circonstances a-t-elle été vendue, échangée, volée ? Je me suis pris à imaginer des scènes noires de doigts coupés, à la morgue de l'hôpital. Je suis entré. La vendeuse m'a montré des dizaines de bagues identique à celle-ci. Et si c'était un symbole ? Je suis incapable de sortir de l'unicité feinte de F.