Diégèse  mercredi 5 juillet 2000



ce travail est commencé depuis 187 jours et son auteur est en vie depuis 14640 jours (24 x 3 x 5 x 61 jours) 2000




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L'atelier du texte demain





à venir et déjà passédéjà passé et à venir
Quand on voit les costumes qui hantent les couloirs de l'immeuble de la paix, celui des Nations unies, à New York, on se demande pourquoi il n'y a pas plus de guerres, tant l'arrogance est partagée avec morgue et l'on se toise plus que l'on se regarde. La voix de gorge des anglo saxons est insupportable de vanité, souvent, surtout quand l'homme ou la femme sont importants et que leur voix se roule comme un pigeon qui dégorge, comme ceux de Bartolomeo Soranzo, qui lui apportent la Poste.
Je suis épuisé de cette journée vaine, je me demande quelle suite implacable a pu m'amener là et me conduire tranquillement dans l'attente de mon propre désaveu.
Je n'aurai pas envie de rentrer.
Quand tu veux venir avec moi à New York, je prends une bicyclette. Elle me manque dans les rues chaudes et défoncées. La ville respire davantage que je ne le pensais. Au bout de la rue, le plus souvent, c'est toujours une ouverture vers l'ailleurs.
Je suis allé à l'Empire State Building. Il y avait des marins, de tous les bateaux réunis sur l'Hudson pour la fête de l'indépendance. Blancs dans l'air blanc, dans l'air, se photographiant et demandant aux touristes en short de les photographier encore. Il y a une sensation de légèreté, un des mythes américains de blancheur. Je m'amuse à regarder la petite statue de la baie. Je me dis que je ne sais pas bien ce que je ressens, qu'il faudrait rentrer, que la ville est douce et que la lumière est belle.