Diégèse  jeudi 6 juillet 2000



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2000




hier
 
L'atelier du texte demain





à venir et déjà passédéjà passé et à venir
Dès le petit déjeuner, c'est l'enfance de l'art diplomatique. Bonjour, bonjour, enchanté. Mais je ne sais pas ce que ce jour commence ou termine. Je suis encore amoureux et ce n'est pas de toi. Je te reverrai un jour à Vienne, comme dans cette chanson de Barbara. Je sais que c'est avec toi que je veux finir mes jours. L'écriture de fausses pistes est une piste aussi. Dans la lumière du matin, je ne pensais qu'au plaisir des fauteuils de l'avion, qu'à la place de travail que j'aurai, alors que les grandes masses liquides de ma tête me poussent au vertige.
Résonnent encore les accents terribles de l'anglais américain. Reste la peine de ne pouvoir rester avec toi, jusqu'à demain, un jour, pour toi, sans nuit, encore, dans l'avion.
Tu te rappelles ? Je retourne à Venise.
Cette plaque, c'est Venise réconciliée avec Le Vatican. Venise reconnue de nouveau comme le meilleur rempart contre les Turcs. Un cadeau du Pape ! Voilà de quoi ennuyer les consuls de France et d'Angleterre. 
Bartolomeo contemple un moment le mur nu derrière l'autel. Qu'y mettre si le bateau n'arrive pas ? Les Franciscains auraient peut-être quelque chose... Un Saint François entouré d'oiseaux, de petits oiseaux, pas des pigeons...
Soudain, Bartolomeo se prend à détester les pigeons qui n'arrivent pas. C'est Dieu qui le punit de les avoir trop aimés. Et puis non, pas de Saint François ! Les Franciscains iraient le répéter au Consul de France. La honte serait insupportable. Attendre et prier.