Diégèse  mercredi 12 juillet 2000



ce travail est commencé depuis 194 jours et son auteur est en vie depuis 14647 jours (97 x 151 jours) 2000




hier
 
L'atelier du texte demain





à venir et déjà passédéjà passé et à venir
Ce consul ridicule les fait rire et Marina se fait moquer de se laisser lutiner par cet étrange agité.
Et puis, il habite une maison vraiment trop bizarre : un premier étage ! C’est un étage de plus pour monter l’eau et l’huile des lampes. Et puis ces pièces les unes derrière les autres, ouvertes sur un couloir !
Elles en ont connu des maisons de riches, chaque pièce ouverte sur la cour et le bassin. Un seau d’eau, le nettoyage est fini. Ces étrangers sont fous. Pour laver, il faut descendre au puits, monter l’eau, et ce n’est pas fini. Il faut la faire redescendre, et ce n’est pas le plus facile : une, deux, trois, quatre, cinq, six, au moins six portes, poussant devant elles l’eau sale, traverser la cuisine, éviter l’escalier des caves et laisser l’eau glisser sur la terrasse.
Et gare si on laisse des flaques, le Consul leur tombe dessus, et si ce n’est pas lui, c’est Antonio, et Antonio... est un malappris.
Elles n’y comprennent rien à cette maison. Il n’y a pas de pièce pour les femmes, puisqu’il n’y a pas de femmes, rien d’un peu joli. On ne s’assoit pas par terre, on n’enlève pas ses chaussures pour marcher sur les tapis, on ne mange pas avec les mains, on fait tout pour compliquer les choses et donner du travail supplémentaire. Elles trouvent ces Vénitiens sales, ridicules, et... dangereux.
C’est le salaire qui les attire, car, on parle sur elles quand elles traversent les souks. On parle sur celles qui travaillent dans les consulats car on dit, plus bas, en ville, ou à la citadelle, que le soir, la nuit, les portes du khan refermées, certaines se laissent enfermer, et que les servantes et les maîtres...