Diégèse  lundi 17 juillet 2000



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L'atelier du texte demain





à venir et déjà passédéjà passé et à venir
Cela fait quatre ans maintenant que la France a obtenu un consulat à Alep, et les caprices du Sultan ont voulu que ce consul soit le premier d'entre tous les consuls.  Le Prince Giustiniani trouve ces prétentions tout à fait ridicules. La France n'a pas grande expérience dans le commerce avec l'Orient, elle n'a pas comme Venise ce vieux réseau de clients fidèles ou infidèles avec qui elle sait parler, vendre, acheter quoi qu'il arrive. Mais ce consulat est aux mains des meilleurs marins français : les Marseillais, et Giustiniani déteste les Marseillais. L'Angleterre aussi. Il ne peut donc être question que le jour de l'inauguration, le Consul de France occupe la première place du premier rang de la chapelle, et seul le potentat de l’île de Chio peut empêcher cela. Le Roi d’Angleterre s’en amusera d’ailleurs beaucoup s’il vient à l’apprendre.
Le Prince regarde son vague cousin avec commisération. Il n’est pas rasé et il est affolé pense-t-il. Rien d’étonnant.
Tout est prêt Bartolomeo ?
Le Prince en doute
Montre-moi le plan de la messe !
Le plan de la messe ?
Il y aura une messe dans la chapelle, n’est-ce pas ?
Il y en en aura une.
Montre-moi donc le plan.
Bartolomeo ne comprend pas.