Diégèse lundi 24 juillet 2000


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hier  
L'atelier du texte demain





à venir et déjà passédéjà passé et à venir
J'ai retrouvé mon bureau mais je sais que tu es là, à côté de moi, au dessus, pas loin, que je peux t'appeler, te dire que je suis là. Tu n'es plus loin comme avant, tu peux venir. 
J'ai passé la journée à tenter d'améliorer un texte auquel je crois, que j'aime et qui m'échappe. Je suis dans mon bureau. Ouvrant faiblement les yeux sur quelques lueurs pâles.
Je pourrais aller ailleurs, me prendre la tête dans le vélum qui occulte ma fenêtre le matin.
Je pense à toi, je pense à vous et je me dis que, de façon tout à fait décidée, je vais bientôt vous abandonner.
Les arcades sourcilières sont lourdes. Ce sont les mots que j'écris qui ferment petit à petit mes yeux, qui les encombrent de sable. Tu me parles et mon esprit vacille, il s'échappe, il vagabonde. Je crois que ce sont les plages de Bretagne qui reviennent le plus souvent et le plus fort. Près de la Torche, je pourrais être lavé par l'air avant d'être plongé dans l'eau très froide. Ou alors, il faudrait que je m'en aille terriblement loin, dans de l'eau mêlée à du vent. 
Qu'est-ce que tu dis de la vie au bord de la mer ? Tu me parles de pinède, de poussière plus que de landes. Ce sont les herbes courtes et piquantes des marais salants qui me manquent le plus.