Diégèse  mardi 25 juillet 2000


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L'atelier du texte demain





à venir et déjà passédéjà passé et à venir
La journée a été plus calme. J'ai pris mon billet d'avion pour Damas et je sais qu'un taxi, que j'ai demandé bringuebalant et jaune m'attendra pour me conduire à Palmyre. Je me rappelle la première fois que les colonnes ont traversé les phares de ma voiture, il y a dix ans déjà. Je me rappelle le plaisir que j'avais eu à ne pas m'arrêter, à penser que j'aurais la possibilité, longtemps, de revenir chez Zénobie, de rêver au sable qui vole. Je me rappelle cette visite déserte, pendant la guerre. Le ciel était aussi bleu que sur cette photo trafiquée. Le souvenir bleuit toutes les couleurs et me donne le vague et l'envie de revenir. Il pleut sur Paris et j'ai hâte de retrouver le bleu sombre du ciel de Damas, derrière le mont Qassioun. La lumière qui se cache peu à peu dans le bleu s'étage de maisons en maisons, comme envolée dans la poussière du quartier.
Je suis sorti de l'aéroport et c'était déjà la fin de l'après-midi quand la ville sèche, à l'approche du soir, le poids de la chaleur sur les rues et les toits, qu'il y a une odeur de nourriture dans l'air, qui vient et va. J'ai pris un taxi éprouvé qui m'a amené à mon hôtel. En reprenant la rue qui me menait à l'Ambassade, je me suis rappelé le jour où tu marchais là-même et que la vie était ouverte.