Diégèse  jeudi 27 juillet 2000


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L'atelier du texte demain





à venir et déjà passédéjà passé et à venir
Je l'avais vu de la fenêtre de l'hôtel. Quand je vais à Damas, je choisis un hôtel un peu ancien et sans grâce, près de l'Ambassade, mais qui me donne une vue sur le Qassioun, une impression de toits et de lumières comme j'avais de mon appartement et de ma terrasse. J'avais d'abord entendu les cris et les sifflements, ceux du Kashash qui dirige sa troupe de pigeons dressés, qui les envoie en l'air, comme par son souffle, l'homme Dieu dément qui dirige les oiseaux. Je l'ai vu ensuite, tout agité par les manoeuvres, avec dans la voix même l'inquiétude toujours là que le rêve de plumes ne s'envole définitivement, emporte et disparaisse, avec les rêves. Je sais que j'ai pris cette photo sur une terrasse d'Alep. Ce n'est pas Damas que l'on aperçoit derrière la manche du Kashash, car tu te souviens qu'en dialecte, c'est bien une manche que désigne ce mot. Ce n'est pas Damas, ce n'est pas sa lumière. Ce n'est pas la vibration jaune de l'air que l'on a dans la capitale. Mais cela ne fait rien. Ce sont les petits mensonges du temps.