Diégèse  samedi 29 juillet 2000


ce travail est commencé depuis 211 jours et son auteur est en vie depuis 14664 jours (23 x 3 x 13 x 47 jours) 2000




hier  
L'atelier du texte demain





à venir et déjà passédéjà passé et à venir
Je n'avais pas beaucoup de temps à passer à Paris avant de repartir. Je ne connaîtrai cet été que la Méditerranée, que les différents bleus et les rochers bruns, fatigués par la mer et par le sel ancien. J'ai repris un avion, avec l'envie, comme toujours de me reposer sur le tarmac, de prendre le temps de goûter l'aéroport, d'y essayer les sièges et tous les services qui y sont offerts.
Je suis arrivé à Ibiza dans les bétaillères volantes à touristes, mais j'aime l'aéroport d'Ibiza, quand on y descend dans l'humidité de la mer proche pour se laver de la climatisation malsaine des avions hors d'âge qui y emmènent.
Il fallait que je prenne le bateau, il fallait que je me rappelle les chemins de la citadelle.
Je suis arrivé sur l'île et je l'ai reconnue. Le port n'a pas changé et on y attend toujours les mêmes touristes dans le même joyeux bazar de débarcadère d'île grecque. Il ne fallait pas plus de trente minutes, m'avais-tu dit pour arriver à Formentera. Je n'imaginais pas ainsi le repère de vacances. Je la voyais plus haute et plus touffue. Mais je l'ai reconnue, sèche, ocre, comme il se doit.