Diégèse  dimanche 30 juillet 2000


ce travail est commencé depuis 212 jours et son auteur est en vie depuis 14665 jours (5 x 7 x 419 jours) 2000




hier  
L'atelier du texte demain





à venir et déjà passédéjà passé et à venir
C'est la mer qui donne les songes. Je me suis réveillé alourdi par le sommeil, déjà dans la chaleur sèche, rafraîchie parfois par l'humeur de la mer proche. Et puis le jour doux et sucré s'est déroulé sans que l'on sache bien ce qui se passe, ce qui se joue, dans les promenades sur les chemins, les baignades dans une eau bleu-turquoise, les vélos qui se suivent et qui luttent contre le vent. Mais il y a la plage pleine d'algues et le sable qui vient dans les cheveux et dans la bouche. Hier sur le port, il y avait des remorques de camion, qui semblaient faire la retape en attendant qu'on les emporte, vers une autre île, sur un bateau. Je te les montre. Tu as vu que je peux te faire m'accompagner plus facilement maintenant. J'ai fait l'acquisition d'un appareil de photographies et quand je te verrai, tu pourrais enfin être un texte et une image. C'est le sommeil qui reste le plus fort, je le suis consciencieusement dès que le soir est tombé, dès que le repas de midi est terminé, dès que la douche est prise, le soir et après le dîner aussi, me laissant prendre doucement par le sable de l'obscurité. Déjà, je me rappelle les bateaux dans le port d'Ibiza, ce paquebot méditerranéen qui jouait avec la citadelle, et dont la cheminée faisait la nique au clocher de la cathédrale. Est-ce que tu sais ce que je vois dans ce port, alors que tu es absent.