Diégèse  lundi 31 juillet 2000


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à venir et déjà passédéjà passé et à venir
Nous sommes allés voir les bateaux à Cala Saona. La calanque rocheuse accueille toujours les plaisanciers d'Ibiza qui se disputent presque l'eau turquoise, les poissons multicolores et quelques méduses aussi. La roche y est encore plus ocre et plus piquante que partout ailleurs. Parfois, dans une avance nonchalante, les couples anciens de l'île viennent s'estomper un peu dans le soir, baigner leur chair flétrie et bronzée dans l'eau rafraîchie. Je ne les envie pas et je sais que je les rejoins. Nous sommes revenus par la route. J'ai bifurqué sur le chemin qui mène au Cap de Berberia. Je crois qu'il faudra que j'y retourne, j'ai cru voir des inscriptions qui méritent que l'on s'y arrête davantage. Et toi, que fais-tu dans le soir de l'été, quand tout devient douillet et banal ? Je t'ai parlé au téléphone, éprouvant encore une fois le jeu de la distance et de la proximité. Je ne sais que te dire et comment te faire entendre la mer et le ressacSur les routes sèches de l'île, je pense à toi. Quand je sens les odeurs de pin, je pense à l'enfance. Je me sens las, parfois, l'été, à aller au soleil, puis à revenir encore sous le soleil. S'enduire de crèmes grasses et regarder comme le corps devient rouge. Ce sont les vacances.