Diégèse  vendredi 9 juin 2000



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hier
 
L'atelier du texte demain





à venir et déjà passédéjà passé et à venir
Je suis allé à la Bibliothèque de France et je suis frappé, à chacune de ces visites, par l'ailleurs du parvis de bois, l'idée folle de pouvoir descendre en dessous, ce jardin qui dans le jour enrhumé marquait l'automne pollué d'arbres nains. Je suis frappé par la beauté du lieu, les sons couchés, les livres posés comme des reliques
Mais ce n'est pas la lecture, mais ce n'est rien, rien d'autre que tout cela, que toute la vie qui marche.
Tu vas encore à Manille, à moins que tu ne me dises pas vraiment quelle est ta vraie destination. Je me contenterai de tes mensonges, encore. Dans le soir seul, je pense à l'insouciance des forêts, je pense à l'insouciance. Je n'en sais plus rien.
J'étais en sueur lorsque je suis arrivé sur le parvis de la bibliothèque. Il y avait du vent et à la porte d'entrée, après la rampe sur laquelle on pourrait glisser, il y avait des lecteurs qui fumaient, seul endroit d'apparence où l'on pouvait le faire. Tu m'attendais à l'une des tables de la petite terrasse qui a été aménagée, sans autre chose à faire que prendre et reprendre le chapeau que tu as décidé de porter maintenant. Tu as levé les yeux et je n'ai pas reconnu ton visage. Tes lunettes de soleil cerclaient l'ovale de ton front de deux lucarnes sombres. Je ne savais que dire, t'approcher au risque de me tromper, comme au déjeuner, cet homme se ridiculisant trois fois, me saluant, puis saluant mon voisin, avant d'aviser le dernier visiteur. Le dernier visiteur.