Diégèse  lundi 19 juin 2000



ce travail est commencé depuis 171 jours et son auteur est en vie depuis 14624 jours (25 x 457 jours) 2000




hier
 
L'atelier du texte demain





à venir et déjà passédéjà passé et à venir
Beaucoup de gens ce matin au colloque organisé par des marchands pour parler de l'internet. Je ne sais pas ce qui s'est dit. Il semblait aux uns et aux autres que c'était important, que cela méritait d'être venus à plusieurs pour écouter et se montrer.
Je suis venu aussi, ne m'attendant pas à te voir ici. J'aurais dû penser que la salle de la Mutualité pourrait t'attirer. J'ai décidé en un seul instant de ne pas t'adresser la parole. Je ne te connaissais pas
La beauté du siège de France Télévision n'est que relative. On y rencontre des gens que l'on voit sur les écrans. On y parle beaucoup et l'on y déjeune bien. C'était le matin, avant le soir, avant ce dîner où, enfin, tu n'étais pas là.
Je ne me souvenais pas que la voiture avait de tels sièges en cuir. Je me souviendrai maintenant de ce grain un peu gros du cuir noir. J'étais juste à côté de chez toi. En me penchant, je pouvais presque voir tes fenêtres et les rideaux "bonne femme" qui ont été cousus par ta mère. Je me suis appliqué à ne pas penser à toi, à oublier entièrement qu'un coup de téléphone, un appel m'auraient emporté vers toi, et qui sait, dans tes bras. Tu te souviens de ces visites surprises, de l'appel des corps qui dans un seul sourire nous faisaient nous retrouver nus l'un contre l'autre, jouant du souffle et du gémissement, avant de repartir sans presque un seul regard, parfois un baiser volé, même pas sur la bouche, même pas sur le front.