Diégèse  jeudi 22 juin 2000



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2000




hier
 
L'atelier du texte demain





à venir et déjà passédéjà passé et à venir
Comment penses-tu que cela va tourner ? Tu t'inquiètes de ne pas me voir au rendez vous des jours. Je m'inquiète de ne plus te voir aux marches douces de la vie. Je ne sais pas ce que tu crois, je ne sais pas ce que tu sais vraiment de moi. Je ne sais pas ce que tu penses en fait dans la douceur du printemps retrouvé.
Au restaurant, je regarde, sans insistance cependant, tes bras nus en cette saison. J'aime les bras nus.
Quand je rentre le soir dans la fatigue accumulée, je sais à peine mon nom. Je crois que l'on me porte vers l'âge dans un brouhaha anesthésiant. Que sais-tu de tout cela ? Que sais-tu ?
Dans la salle des ors, je regardais machinalement le temps qui passait.
Hama, c'est encore elle qui vient vers moi dans le brouillard. Tu sais que je suis un peu comme ce minaret à pigeons, enserré par des fils qui pourtant ne tiennent pas bien, qui strient joliment l'espace du temps mais qui pourraient tout aussi bien être effacés, gommés sans encombre. Je me sens un peu de ce guingois élégant, marqué par le tard.
Je suis rentré avec toi hier dans la ville qui était belle, dans la ville qui était en vacances. Cette ville est toujours en vacances, il semblerait que tous les gens ont cessé de travailler au profit des terrasses et des bars, juste là pour marquer que je ne suis pas là.
Tu vois, je ne sais pas, tu vois je ne sais pas ce que tu deviens, la nuit quand je dors.