Diégèse  dimanche 7 mai 2000



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à venir et déjà passédéjà passé et à venir
Tu prends l'habitude de venir la nuit et le jour. Tu prends l'habitude et tu me reproches ensuite l'habitude. Tu me le reprocheras, tu parleras de surprise, de manque de surprise, de jours qui passent et qui se défaussent sur le temps qui passe. Tu ne sais pas.
Je suis allé à la piscine, comme ce jour d'hiver où tu ne souhaitais pas m'accompagner. J'ai nagé, me déguisant d'un bonnet de bain bleu et de lunettes oranges, que tu n'as pas reconnues. 
C'étaient celles que j'avais choisies pour aller nager dans le lac Léman, dans le lac. Tu ne te souviens jamais de rien
Quand nous marchions, je regardais ton cou. Quand nous marchions, ton cou disait que nous avions fait l'amour.
Le rhume s'en va doucement. J'ai traversé Paris au moment même où le jour cédait, j'avais mis de la musique qui martèle et qui tape et qui me donnait le rythme de la course. J'avais imaginé la même fraîcheur sur mes épaules et sur mon torse. J'avais imaginé la même sueur sur mon ventre et le vent entre les rares voitures. Paris se moquait du monde. Les badauds étaient regroupés dans les quartiers où la fête leur était vendue chère et massive.
Nous avons parlé au téléphone de tes amours anciennes et véritables. Je sais que c'est vers elles que tu dois aller et laisser mon temps dans son temps et dire toute ta jeunesse tendre
Je ne t'attends pas.