Diégèse  mardi 9 mai 2000



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L'atelier du texte demain





à venir et déjà passédéjà passé et à venir
Que penser de cette journée qui ne dit rien ? Je suis encore allé de rendez vous en rendez vous sans penser à rien qui ne soit ce travail, ces travaux, ces projets qui ne m'appartiennent pas. 
Tu m'as appelé de Manille. Je ne sais rien de cette ville. Il m'était très difficile de t'imaginer ailleurs que dans cette vignette de bande dessinée qui montre une fumerie d'opium. Il m'était difficile de t'entendre autrement qu'à travers des gongs annonçant des événements ou des catastrophes. Et j'imagine le maquillage qui te grimant, te bride les yeux et te donne un air de cruauté feinte. 
Je ne sais pas pourquoi ce voyage à Manille, et à une ambiance orientale je substitue ce jeu de cartes anisé que l'on joue dans les films à accent.
Tu m'as appelé de Manille. Je ne sais plus rien de toi. Je ne sais pas quels sont les lieux qui te connaissent maintenant. Je ne sais pas quand tu rentreras et pourquoi.
J'ai déjeuné sous les ors bonapartistes de la République et dans les yeux verts en face de moi, j'ai cru reconnaître une once de faux désir ancien que j'ai pu ensuite vérifier. Pendant un temps, cela m'aurait inquiété, cela m'a amusé et dans l'entretien suivant le déjeuner, je marquais parfois d'un sourire l'amusement de cette rencontre.
J'ai dîné chic dans un restaurant agréable dans la touffeur de l'orage qui arrivait. J'étais comme à Manille.
Tu m'as parlé au téléphone. Tu travaillais disais-tu, nous irons ensemble à ce spectacle, sans ambages.