Diégèse  vendredi 12 mai 2000



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à venir et déjà passédéjà passé et à venir
Je ne savais que faire de ton avis quand je suis arrivé ce matin dans cette salle. Je m'attendais à tout sauf à ton agressivité. Je ne pensais pas que la méchanceté pouvait ainsi t'animer et me frapper dans le plein fouet de la surprise.
Hier, ton visage mobile me disait encore des mots que j'aimais. Quand tu allais parler, c'était l'ensemble de ton visage qui se tendait vers le sourire et la tendresse, avec un reste de babine animale qui donnait à tes mots un soupçon d'ombre et de voile.
Je ne sais plus comment penser à tes mots aujourd'hui, comment te dire et t'écouter sans le sourire de tes lèvres accueillant ta parole. Que fais-tu ? Qu'en fais-tuMes blessures se donnent à tes mots qui me lassent et me triturent. Tu ne reviens jamais.
Tu te rappelles quand nous étions à Venise et que les canaux te disaient que tu étais dans la ville des romances et qu'il fallait aimer sous peine de détresse terrible. Tu te rappelles quand nous étions à Manille et que nous jouions gros, pour ne pas nous perdre. Tu te rappelles ce château qui domine la plaine de l'Oronte où ne nous sommes jamais embrassés. Tu te rappelles les mots que tu m'envoies de temps à autre, sans que jamais tu ne répondes. Je ne me rappelle rien que le train pour aller à Montargis et l'image furtive du baiser donné à la sauvette, de la voiture, avant que tu ne regagnes le train avec une écharpe verte.
J'ai pensé tout le jour à toi et quand la tristesse était trop forte, il y avait de l'orage.