Diégèse  jeudi 18 mai 2000



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à venir et déjà passédéjà passé et à venir
C'était le dernier soir que je voyais les étudiants de cette conférence que j'avais acceptée. Je les retrouve dans l'été qui vient, assez élégants et assez détendus, sachant déjà qu'ils m'ont conquis, qu'ils m'ont séduit. Je les regarde, dans la fin de quelque chose, sans savoir quand et pourquoi je pourrais les revoir. Mais je sais qu'un jour le temps me reviendra, je les verrai surpris de me voir chenu, dans la fin de quelque chose, d'une autre chose que les années qui passent.
Toi, cela fait combien de temps que je ne te vois pas ? Toi, six ou sept ans ? Toi. Est-ce qu'il y aura un temps où je ne pourrai pas te reconnaître ? Je serai devant ta maison, avec une autre voiture, avec une autre émotion, tu aurais mal à la gorge et le son de ta voix ne me parviendra pas.
Il fait plus frais, il a fait plus frais. La journée s'est passée sans aucun moment de calme, sans détente, jusqu'au soir, jusqu'au repos. C'est ensuite le repos. Je pense à des temps vides, à des temps morts, à des avatars qui me représenteraient, qui me diraient que la vie n'est pas là, qui m'emmèneraient à Manille et qui n'iraient pas seuls, sans moi, sans mon temps et mes jours qui sont marqués de sommeil. 
Je ne m'ennuie pas, je ne me retrouve pas dans les filets du travail et des occupations. Tu m'entends bref, tu m'entends cru, tu m'entendras encore dans ta vie embuée.
Je dois aller à la piscine, je dois plonger dans l'eau démente, je dois me trouver de la respiration et du calme. Je dois penser à toi. Je crois que je t'oublie. Je crois que je ne sais plus qui tu es.