Diégèse  mardi 23 mai 2000



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L'atelier du texte demain





à venir et déjà passédéjà passé et à venir
Je reviens vers ton écriture, vers les mots qui sont lancés. Qui me reproche de ne parler que de toi, d'être dans le ressassement intime d'une proximité qui n'a jamais été avérée, qui ne le sera jamais, qui marchera, qui ne marchera pas, qui s'enlise. Et qui me dit que le texte est rude et fade, et qu'il alourdit la marche des mots, qu'il ronronne et ronchonne.
Tu ne comprends pas.
Je me souviens de l'hôtel de cette station balnéaire sur la montagne. Nous nous étions arrêtés. Nous avions pris une chambre, pour nous reposer, pour boire un peu d'eau fraîche. Nous nous étions enfermés dans la chambre comme des amoureux, comme des amants et nous avions dormi. Avant le sommeil, j'avais regardé de biais les morceaux de peau que tu ne cachais pas.
Je ne sais plus bien ce qui a pu marquer le jour.
Je te vois, un signe jeté de la main, tu allais je ne sais pas vraiment où, dans la joie d'être toi et dans la joie de savoir que l'amour, quelque part, t'attend.
Je ne sais plus ce qui a marqué le jour.
Une jeune fille m'a demandé pourquoi et comment je suis venu sur les réseaux électroniques. Je ne lui ai pas parlé de toi. Je ne peux pas parler de toi à chaque fois, je ne peux pas évoquer la couleur de tes yeux et l'ocre sans teint de tes prunelles, lorsque tu me regardes, mais qui me regarde.
Je ne t'attends plus. Je ne sais pas si je vais te voir samedi. Je pense à toi. Je pense à la vie de toi marquée.
C'est encore toi qui marques le jour.