Diégèse  dimanche 28 mai 2000



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à venir et déjà passédéjà passé et à venir
J'ai appelé ce numéro de téléphone que tu m'as donné. Nous avons parlé aussi longuement que ton émotion le permettait. J'ai entendu ta voix serrée par tous ces jours de silence à moi. Mais tu n'as rien dit. Comme d'habitude. Tu m'as proposé de te rejoindre dans un de tes lieux favoris. J'ai refusé, arguant de la fatigue de la nuit, des trains de banlieue qui m'ont mené à l'aventure, de cet hôtel de Grigny dans lequel il a fallu que je passe la nuit, sous les huées du vent.
Il a plu.
Je suis allé plonger mon corps, encore, dans l'eau chlorée de la piscine, pour le laver du rêve de la nuit, si grossier et direct.
Je sais que c'est aujourd'hui que tu déménages. Je ne pourrai pas aller t'aider. Qu'en dis-tu ?
Tu n'as pas répondu au téléphone, lorsque j'ai appelé. Je n'attendais pas une réponse. Je savais que le numéro donné était désaffecté depuis longtemps.
J'ai passé la journée à travailler seul. J'ai passé la journée seul
Je sais que je dépense ton amour sans compter, je suis la cigale de tes sentiments. Je me rappellerai plus tard qu'il aurait été plus judicieux de t'accompagner, de t'attendre, de te voir, de t'embrasser, de ne pas laisser le temps jouer le temps.
Le ciel était bleu et puis il a plu.
Je ne sais pas pourquoi tu me dis de cette façon que le ciel était bleu.
Je voudrais dormir avec toi mais tu n'es pas là. Je sais que c'est la faute du ciel bleu.