Diégèse  mardi 30 mai 2000



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à venir et déjà passédéjà passé et à venir
Je suis passé d'hier à aujourd'hui du Luxembourg à la résidence des Bourbons, de l'or à l'or. C'était un colloque et j'ai pu mettre en place mes petites manies de dérivation d'attention.
Je ne sais pas qui tu avais envoyé pour me surveiller. J'ai cherché quand les orateurs me faisaient mal aux oreilles ou n'arrivaient pas à m'intéresser. Je n'arrive pas à m'intéresser.
J'ai encore reçu un message, mais je n'y répondrai sans doute pas. Tu ne mérites pas de te cacher sans accepter rien, du contact, du baiser que je dois encore te donner, de ton corps qu'il faudra bien assouplir.
Je m'endors avec les mots dans ma tête. Je m'endors, tu es contre moi et je mesure toute l'envie que j'ai de toi.
J'ai dîné dans les nuages pluvieux et noirs. Le restaurant du dernier étage permet de bien les voir, de presque les toucher quand ils passent à côté des tables dressées.
Tu dînais non loin de là, à une autre table, tous cheveux peignés, dans la posture droite de qui écoute sage. Quand j'ai vu que tu étais là, je n'ai pas détourné les yeux et tu marquais ta gêne, dans l'ascenseur, par des mouvements de tête un peu brusques qui te faisaient ressembler à un jeune animal qui bronche.
Nous sommes ensuite allés finir la soirée sur un bateau amarré au quai de la nouvelle économie. Il en respirait une tristesse et une déconvenue. L'histoire jouait à faire semblant. Il y avait là du faux