Diégèse  vendredi 3 mars 2000



ce travail est commencé depuis 63 jours et son auteur est en vie depuis 14516 jours (22 x 19 x 191 jours) 2000




hier
 
L'atelier du texte demain





à venir et déjà passé déjà passé et à venir
Le ciel est de lait. Paris est blanche et poudreuse, une poudre humide, malencontreuse.
Hier, chez J., nous avons parlé de Samarcande. Que sais-je de cet Ouzbékistan que depuis quelques temps, je croise comme si les soufis du plus lointain Orient me disaient de venir, de faire la route turque qui, d'Istanbul, me mènerait par les côtes jusqu'au Taurus, que je traverserais pour rejoindre Konya, louer une voiture et me soumettre aux monastères. Chercher les traces de Mathieu avant de partir vers Boukhara, par la voie la plus longue et la plus aventureuse.
J. m'a appris qu'Henri et son épouse habitaient maintenant Tachkent. Il faudrait y penser.
Le ciel est blanc comme à Samarcande les jours de neige, quand blancs sur blanc les oiseaux survolent les coupoles des tombeaux et les minarets qui crient. Samarcande est encore une des rares villes que je peux imaginer et que je peux désirer. La fin d'une route, une destination.
S'étendre sur un tapis et goûter les épices et oublier les traces du temps.
J'ai téléphoné hier, du Quai, à Henri, pour lui demander de chercher, d'interroger son entourage sur la présence d'un Français sans doute bizarre aux cheveux noirs. Je lui ai dit qu'au moindre doute, je prendrai un avion pour enquêter avec lui.